Présentation du Projet

Pourquoi un projet de coopération sur 5 ans (2016/2020) ?

La coopération est l’action de coopérer, de participer à une œuvre, à un projet commun. La coopération est la capacité de collaborer à cette action commune ainsi que les liens qui se tissent pour la réaliser. La coopération est un mode d’organisation sociale qui permet à des individus ayant des intérêts communs de travailler ensemble avec le souci d’objectifs communs. Elle nécessite un certain degré de confiance et de compréhension.

Par expérience, le travail en coopération est certes plus long à mettre en place mais tellement plus valorisant pour les partenaires du projet. C’est plus qu’un échange de jeunes ou de territoires c’est une coopération équitable, valorisante, constructive et durable avec des effets à long terme où chacun se sent responsable et engagé dans le projet.

Les deux territoires disposent aujourd’hui de cadres favorables au développement de coopération notamment par le fait que tous deux disposent de fonds européens Leader.

L’année 2016, marque le lancement de la coopération entre Oléron et Breteuil, c’est une année expérimentale permettant de préparer l’échange à l’échelle internationale.
Nous sommes actuellement à la recherche de collaboration avec une structure jeunesse d’un pays francophone pour les chantiers de l’été 2017

 

  • Pourquoi impliquer des jeunes dans un chantier environnemental ?

L’environnement recouvre l’ensemble des éléments (biotiques ou abiotiques) qui entourent une espèce et qui lui permettent de vivre. Notre environnement, c’est notre support de vie et toutes ses composantes : l’air, l’eau, lP1080636‘atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux… les hommes.

Or, notre environnement, élément clé de notre survie, est dangereusement affecté par nos activités. En effet, les milieux (air, sols, eau) sont massivement pollués. Nous avons axés d’ores et déjà nos réflexions sur la thématique de l’eau, milieu maritime pour Marennes-Oléron et les milieux humides pour le PAEI. L’eau : un élément essentiel pour le développement de la vie. L’eau représente 70% du poids de l’adulte et 80% du poids de l’enfant. Une perte de 10% entraîne des troubles graves, voire la mort, si ce pourcentage atteint 20%. La croissance démographique est la pression la plus importante sur la ressource en eau, pourtant le thème de l’eau ne retient pas suffisamment l’attention des institutions internationales.

Les premiers chantiers internationaux de jeunes ont eu lieu en Europe dès les années 1920. A l’origine, l’objectif était de promouvoir la paix et le rapprochement entre les peuples. Au fil du temps, les chantiers se sont élargis à d’autres thématiques : actions sociales, patrimoine, animations, constructions, environnement…

Partir en chantier, c’est s’investir dans une démarche de projet,  un engagement volontaire : nettoyer un littoral, rénover un château, planter des arbres, organiser un festival… Il y en a pour tous les goûts ! Les chantiers de jeunes bénévoles ont un rôle éducatif, formateur et social fort ainsi qu’une dimension culturelle. Ils servent au développement local par l’animation et la mise en valeur des richesses patrimoniales, que celles-ci soient naturelles, architecturales et/ou culturelles, artistiques, historiques, etc. Ils relèvent d’une démarche d’éducation populaire par leur ouverture à un large public ainsi que par la transmission de différents savoirs et savoir-faire.

Les chantiers de jeunes bénévoles permettent aux jeunes volontaires qui y participent :

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  • de contribuer à une réalisation collective,
  • de rencontrer des jeunes venus d’autres horizons et d’échanger autour de découvertes captivantes et partagées,
  • de s’initier et de pratiquer des techniques manuelles et artisanales, dont certaines très anciennes, voire presque oubliées,
  • de s’enrichir en participant à des activités artistiques, culturelles ou sportives,
  • de faire acte de mémoire en restaurant le patrimoine naturel, artistique, culturel et/ou historique d’une région.

Le chantier, c’est aussi un lieu de rencontre et d’échange ! Un véritable choc des cultures, et des milieux mais aussi une intégration à une équipe interculturelle et une expérience enrichissante et atypique à vivre en groupe.

  • La francophonie un prétexte devenu outil de développement de projets

Le terme francophonie est apparu pour la première fois vers 1880, lorsqu’un géographe français, Onesime Reclus, l’utilise pour désigner l’ensemble des personnes et des pays parlant le français. On parle alors de francophonie avec un « f » minuscule pour désigner les locuteurs de français et de Francophonie avec un « F » majuscule pour parler de l’institution.

La francophonie c’est ainsi 274 millions de locuteurs. La Francophonie c’est 80 États et gouvernements membres ou observateurs de l’OIF.

Aujourd’hui, cette distinction permet aux Etats membres,  pas toujours locuteurs officiels français, de se saisir du sujet et de décliner cette Francophonie en outil de développement de projets, en outil de développement local, et de traiter grâce à ce cadre, des thématiques autres que celles de la langue.

La langue reste bien évidemment en filigrane puisqu’elle reste l’élément facilitateur aux échanges sur les autres questions de développement durable, de développement économique, de développement des échanges de jeunes.

Un peu partout dans le monde, nous retrouvons des peuples, des cultures, des langues francophones. Certains territoires sont en lutte, combattent, afin que la langue et que la culture françaises soit maintenues (Belgique, Italie, Acadie, Québec, Ontario.). Au-delà de la lutte pour le maintien de la langue, c’est surtout une lutte pour que les personnes soient reconnues à part entière comme citoyen de leur propre pays.

Les autres constats sont que la France n’est pas nécessairement le pays le plus « francophone », que l’avenir de la francophonie se trouve certainement en Afrique, et que langue française peut rimer avec bilinguisme ou plurilinguisme.

C’est tout ceci que ce projet de chantiers jeunes bénévoles francophones devrait permettre de faire toucher du doigt.

La finalité du projet, un Chantier francophone coopératif de jeunes bénévoles ayant pour thématique l’eau, est peut-être ambitieux et technique mais pas irréalisable de par la motivation des acteurs politiques, institutionnels, associatifs et jeunesses de nos deux territoires. Nous y ajouterons chaque année un nouveau territoire francophone comme le Sénégal, la Belgique, la partie acadienne du Nouveau-Brunswick, le Québec… qui amènera une autre dimension au projet. Ces partenaires sont encore à définir et à investir dans cette coopération réciproque que nous projetons sur cinq années.

Dans le cadre du programme FEADER au titre de la préparation et mise en oeuvre d’activités de coopération du GAL dans le cadre du programme de développement Rural Régional Haut-Normand (PDRR) 2014/2020, une association jeunesse du Pays d’Avre d’Eure et d’Iton ainsi que  deux associations du Pays Marennes Oléron ont conduits durant  l’été 2016 un chantier de jeunes bénévoles portant sur la restauration du patrimoine bâti et naturel, l’éducation à l’environnement et la sensibilisation aux enjeux des milieux humides.
Le chantier s’inscrit plus largement dans le cadre d’une collaboration envisagée sur 5 ans avec plusieurs territoires francophones. Si en 2016, les chantiers réciproques de jeunes étaient organisés sur les deux territoires français, il s’agira pour les années suivantes de conduire une collaboration avec des structures étrangères francophones. Les partenaires sont encore à définir.

P1080611L’échange 2016 à concerné environ 20 jeunes de chaque territoire partenaire entre 13 et 18 ans, soit 40 jeunes environ.
Le séjour s’est déroulé du 1er au 13 aout 2016 dont 8 jours consacrés aux chantiers.
Les jeunes étaient accompagnés d’une équipe d’encadrants composée pour chaque structure partenaire, d’un directeur, d’un animateur-ados, d’un animateur multimédia et d’un animateur nature et environnement .
Sur chaque lieu, un temps de sensibilisation historique ainsi que les enjeux et objectifs du chantier oint été expliqués aux jeunes bénévoles.
Les jeunes ont également pu créer des outils de communication pour informer la population sur la nature des travaux menés (panneaux…)

Pendant le séjour, des temps d’activités et de cohésion étient proposés aux jeunes telles que balades et visites, activité surf ou char à voile, baignade, pêche…

En bref…

  • Deux lieux de chantiers pour un séjour d’environ 15 jours,
  • Des chantiers de bénévoles réservés aux 13 – 18 ans (dérogation possible à partir de 12 ans),
  • Une rencontre entre deux régions ou pays minimum: 20 participants maximum pour chacun d’entre eux,
  • Un animateur technique ou spécialisé (salarié ou bénévole) aura la responsabilité du chantier. Il accompagnera les participants dans l’apprentissage des techniques traditionnelles, la mise en œuvre des travaux, la pédagogie et sensibilisera à l’histoire du lieu.
  • Un animateur pédagogique par chantier et par structure assurera la dynamique de groupe. Il est chargé de gérer le groupe, la sécurité, le matériel et son entretien…
  • un directeur par groupe, diplômé d’État, responsable pédagogique, viendra compléter l’équipe d’encadrement suivant la législation d’un centre de vacances déclaré jeunesse et sport.
  • Réalisation d’un carnet de bord numérique (photos, vidéo, audio) qui sera mis en ligne (sur un site internet créé pour l’occasion) pour informer tous au long du projet les familles des jeunes, les institutionnels, les partenaires de l’avancement du projet et de cette expérience de vie. En début de projet ou au moins avant sa diffusion, il faut prévoir de respecter les droits à l’image, en faisant signer une autorisation.
  • Le tarif du séjour comprend l’hébergement, les frais de nourriture, de loisirs et les déplacements pendant le chantier ainsi que sur les différents lieux de campement sous tente. Il est dégressif suivant le quotient familial des familles.
  • Avec l’appui de l’équipe d’animation et à tour de rôle, les jeunes prennent en charge des tâches collectives de la vie quotidienne (courses, préparation des repas, entretien des locaux tout en respectant leur environnement, en consommant local ou par le tri des déchets…). Un animateur Nature lancera le défi « diminue et tri tes déchets» tout au long du séjour.
  • Le temps réservé au travail est de l’ordre de moins de 25h00 par semaine pour les adolescents. Le travail pourra s’effectuer tôt le matin en raison de la chaleur estivale.
  • Les temps libres sont consacrés à la détente et à la découverte des richesses de la région (balades, randonnées, baignades, visites de sites patrimoniaux, animation diverses…).
  • Pour les déplacements, les animateurs ont à disposition des minibus 9 places. Les jeunes seront transportés par les deux équipes sur les lieux de séjours sauf lors des grands trajets où là chaque jeune retournera avec leurs animateurs respectifs.
  • Les portables sont tolérés sur le séjour, s’il y a abus son utilisation pourra être réglementée. Pour les familles, les animateurs seront joignables aux heures de repas.
  • Chaque participant doit être en bonne condition physique et apte à suivre toutes les activités du chantier. La vérification des vaccinations est obligatoire. Les chantiers s’effectuent dans les conditions de sécurité régies par le droit du travail et chaque participant doit impérativement respecter et faire respecter toutes les consignes de sécurité.
  • A l’issue du projet, les jeunes devront présenter ce qui a été réalisé. Cela permet de valoriser le travail auprès des élus, des partenaires, de la population locale et aussi d’en pérenniser la dynamique. Une restitution aura lieu sur un des territoires durant deux à trois jours.